Vernet la Varenne

Brève histoire

Jusqu’à la Révolution française, la paroisse s’appelait le Vernet près Chaméane (bien qu’elle dépendait de la justice de St Germain l’Herm) et plus communément le Vernet. Le nom « Vernet » viendrait du gaulois « vernos » : aulne. Ce fut une seigneurie de quatre co-seigneurs jusqu’à la fin de l’ancien régime.

Il faut attendre 1806, après 15 années de discussion pour que la tènement de la Varenne, anciennement rattaché à la commune de Chaméane, soit fondu avec la commune du Vernet qui l’ajouta à son nom. Le toponyme Varenne viendrait de l’auvergnat varenà, lui-même issu de la déformation du mot farenà (en français : farine) qui désigne en Auvergne une terre granitique, sablonneuse (familièrement qualifiée de farineuse).

On compte trois châteaux sur le territoire communal : le château de Montfort qui surplombe le bourg du Vernet, le château de la Reynerie et le château du Chéry.

Au XIXe siècle (la commune dépasse alors allègrement les 2000 habitants), le Vernet constitue un carrefour commerçant situé entre la plaine d’Issoire et la Chaise-Dieu. Au commerce du vin en direction du Livradois et du bois vers Jumeaux (pour la construction des bateaux), s’ajoutent les foires aux bestiaux qui se tiennent plusieurs fois par an.

Mais le développement du Vernet la Varenne est également lié à l’exploitation de l’améthyste. Ainsi, aux XVIIIe et XIXe siècles, des Espagnols venaient chaque année exploiter les filons de la fameuse pierre précieuse. À la fin du XIXe siècle, l’activité reprend vigueur après avoir quasiment cessé. L’améthyste est alors transportée à la taillerie de Royat pour y être montée en bijoux sous le nom de « pierre d’Auvergne ». De nos jours, le château de Montfort héberge la « Maison de l’améthyste » qui témoigne de cette époque et complète l’offre touristique que la commune développe depuis plusieurs décennies notamment autour de son plan d’eau.


« La première chose que l’on voit en arrivant près du petit village du Vernet-la-Varenne, c’est l’imposante bâtisse du Château de Montfort qui domine de toute sa splendeur le reste de la bourgade. La légende veut que la Reine Margot, prisonnière rebelle à Usson, venait au Vernet-la-Varenne à dos de chameau et qu’elle fit bâtir ce château pour y loger ses favoris. D’autres personnages célèbres furent conquis par la beauté de ce site. Henri Pourrat, l’auteur de « Gaspard des Montagnes » passait tous ses étés dans la belle demeure de l’Enclos, tout en haut du village. « Le pays des grands horizons », comme il aimait à le définir offre aux visiteurs une vue sur plus de 200 km de montagnes : « toujours différentes selon les heures, les ciels pour t’enseigner que le monde doit être une perpétuelle découverte ». Le Vernet-la-Varenne fut autrefois la capitale de l’améthyste, appelée souvent pierre d’Auvergne ou pierre d’évêque. Au XVIIe siècle on en faisait des bagues, des croix et des pendants d’oreilles vendus à si bas prix que la pierre devint trop commune. L’activité minière perdura cependant jusqu’à la première guerre mondiale. Si le Vernet-la-Varenne est aujourd’hui déchu de son titre de capitale de l’améthyste, il n’est pas rare cependant de voir des randonneurs marcher les yeux au sol et se baisser soudain pour recueillir quelques fragments de pierre d’Auvergne. Et pour ceux que les pierres ne passionnent pas, rassurez-vous, entre randonnée, VTT, cheval et autres animations mises en place tout au long de l’été, la seule chose dont vous manquerez dans ce très beau village : c’est du temps ! »

Article de Nicolas Monclus paru dans L’Auvergnat de Paris du jeudi 29 juillet 1999


Géographie

Le Vernet-la-Varenne s’étale de 650 à 1 000 mètres, avec une altitude moyenne de 815 mètres. C’est une commune de montagne d’une superficie de 3 510 hectares bordée des gorges de Chambelève et du ruisseau le Pouchon. La commune compte de très nombreux villages, hameaux, lieux dits ou encore fermes isolées dont certains ont parfois disparu avec le temps.

En 2014, on dénombrait 703 Vernetois.

Blason

Le blason de la commune du Vernet-la-Varenne a été créé par Michel Guillaumin en 1982.

Description héraldique : « de sinople à trois tours d’or accompagnées en cœur d’une coquille d’argent ».

Les trois tours représentent les trois châteaux de la commune : Montfort, La Reynerie et le Chéry.