Une médaille d’or pour les vignes du Comte de Matharel

En 1870, le Comte de Matharel se voit gratifié par le ministère de l'agriculture et du commerce d'une médaille d'or "pour la création d'un vignoble, l'introduction de cépages fins et l'application à cette culture d'instruments perfectionnés" sur son domaine du Chéry à Brenat . Voici le détail des expérimentations viticoles de notre Comte : M. le comte de Matharel exploite directement la terre de Chéry, commune de Brenat, arrondissement d'Issoire. C'est là qu'il consacre aux améliorations agricoles le temps que lui laisse la haute position qu'il occupe dans l'administration des finances. Cette propriété a été prise, en partage de famille, par M. de Matharel pour une somme de 5o ooo francs. Elle fut longtemps exploitée par métayers, et la part afférente au propriétaire était par lui affermée au prix de 1 800 francs. La terre de Chéry a une contenance de 85 hectares. La terre arable, généralement peu profonde, n'est presque…

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Une médaille d’or pour les vignes du Comte de Matharel
Le château du Chéry à Brenat

Les « rythmes scolaires » en 1901…

La question des rythmes scolaires n’est pas nouvelle… ! En 1901, le conseil municipal de Chaméane interpelle le préfet suite à une modification du règlement sur les horaires d’entrée et de sortie : « M. le Président expose à l’assemblée qu’il serait urgent et indispensable de voir à Chaméane l’école de 10 heures à midi le matin et de 1 heure à 3 heures le soir et cela comme par le passé. Les pères de famille ayant des enfants sont d’un avis unanime pour le maintien de cette heure qui leur permet d’utiliser leurs enfants pour leurs besoins et cela sans faire manquer l’école. Attendu que beaucoup de pères de famille seraient contraints de retirer leurs enfants, ces derniers leur étant indispensables pour la garde du bétail matin et soir, il serait bon de demander à l’administration compétente de vouloir bien maintenir les anciennes heures pour la rentrée des classes et cela dans…

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6 février 1838 : le curé de Sauxillanges est assassiné !

Reprenant une information diffusée par la Gazette d'Auvergne, l'édition du 13 février 1838 du journal La Quotidienne décrit par le menu la tentative d'assassinat (qui s'avèrera réussie) à l'encontre du curé de Sauxillanges, un dénommé Rochefort : Une horrible tentative d’assassinat vient de porter l’effroi et la douleur dans la commune de Sauxillanges (Puy-de-Dôme). Voici les détails qu’on nous transmet à cet égard : Mardi dernier, 6 du courant, le nommé Gerle aîné s’introduisit, armé d’un fusil à deux coups, dans le presbytère. Arrivé à la porte d’un appartement où était assis M. le curé avec son vicaire, il couche le premier en joue, en lui criant : « Je te tiens cette fois, gueux ; tu ne m’échapperas pas. » Heureusement le fusil rate. Mais les mouvements de l’assassin sont si prompts que ni M. le curé, ni son vicaire n’ont le temps de se mettre en mesure de…

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Comment M. de Sereys de Saint Genès la Tourette n’eut ni grain, ni vin !

Rappelons-nous[1] que la période révolutionnaire était une époque de mauvaises récoltes et de flambée des prix dans notre région. Un décret du 8 décembre 1792 prononçait la peine de mort contre toute personne exportant du blé hors du territoire de la république et des sanctions sévères contre les accapareurs de blé ; mais la sévérité même de ces sanctions les rendaient inapplicables et les tribunaux se montraient d’une mansuétude rare à l’égard de tous les fraudeurs. Ainsi nous trouvons dans le registre des audiences du tribunal criminel de Riom un cas concernant notre commune. Pour parer à la famine, un décret du 9 août 1794 avait prescrit la création dans chaque commune d’un grenier à blé alimenté par des achats ou les versements en nature des habitants en acquit de leurs contributions. Mais les métayers cachaient leur grain et les greniers municipaux restaient la plupart du temps vides. Le 18 novembre…

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