Saint Rémy de Chargnat : église et lieux sacrés

Où plutôt « églises » au pluriel ! Car il y eut bien deux églises à Saint Rémy de Chargnat qui furent paroissiales l’une après l’autre. De l’église Saint Rémy, il ne reste aujourd’hui que le chœur faisant office de chapelle dont la porte se cache dans un angle du cimetière communal. Difficile d’imaginer que jusqu’à la Révolution, une nef s’étirait sur une partie du cimetière actuel… Sur l’autre rive de l’Eau-Mère, l’église de Notre Dame de Chargnat, qu’on appelait également Notre Dame du Bois, n’était alors qu’une « simple » chapelle qui deviendra église paroissiale à partir du Concordat en 1801. Outre la description des lieux, de l’architecture, du mobilier de ces églises, ce 17e bulletin retrace l’évolution de ces deux édifices au fil des siècles. L’occasion également d’évoquer les différents desservants de la paroisse et de s’intéresser aux autres éléments du patrimoine religieux que sont les croix, l’ancien oratoire de La Malotière, l’ancien…

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Comment M. de Sereys de Saint Genès la Tourette n’eut ni grain, ni vin !

Rappelons-nous[1] que la période révolutionnaire était une époque de mauvaises récoltes et de flambée des prix dans notre région. Un décret du 8 décembre 1792 prononçait la peine de mort contre toute personne exportant du blé hors du territoire de la république et des sanctions sévères contre les accapareurs de blé ; mais la sévérité même de ces sanctions les rendaient inapplicables et les tribunaux se montraient d’une mansuétude rare à l’égard de tous les fraudeurs. Ainsi nous trouvons dans le registre des audiences du tribunal criminel de Riom un cas concernant notre commune. Pour parer à la famine, un décret du 9 août 1794 avait prescrit la création dans chaque commune d’un grenier à blé alimenté par des achats ou les versements en nature des habitants en acquit de leurs contributions. Mais les métayers cachaient leur grain et les greniers municipaux restaient la plupart du temps vides. Le 18 novembre…

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